Iles de Pâques
ILES DE PAQUES
Des Dieux regardent les étoiles
L'île de Pâques est probablement le lieu le plus isolé du monde. Elle se situe dans l'Océan Pacifique à 3700 kilomètres du Chili ( le pays dont elle dépend ) et à 4000 Kms.
C'est une île volcanique, on trouve trois volcans sans activité. Il n'y a pas beaucoup d'arbres sur l'île, mais il semblerait que de grandes forets s'étendaient sur toute la surface de l'île il y a encore plusieurs siècles.
Les polynésiens possédaient des doubles canots qui pouvaient contenir jusqu'à 50 personnes avec provisions et animaux domestiques et selon la légende, le premier habitant de l'île serait le roi polynésien Hotu Matua, chassé des Iles Marquises et qui arriva sur l'île en 500 après Jésus-Christ, ayant envoyé ses 7 fils en éclaireurs avant lui.
Des spécialistes pensent que les premiers à avoir découvert l'île seraient des Indonésiens.
Les restes des "dalles de pierre de l'île de Pâques" qui n'ont pas été détruites, révelant la genèse sur l'homo sapiens en contradiction complète avec les grandes religions, sont sous clé et gardé au Vatican.
Le soir du dimanche de Pâques, le 5 avril 1722, l'amiral hollandais Jacob Roggeveen et ses matelots aperçoivent une terre inconnue. Il nomme cette île minuscule "Île de Pâques". Le premier contact avec les habitants se fait dès le lendemain. Les "Pascuans" réagissent diversement. Puis Roggeveen reprend son voyage. La courte visite des hollandais a permis d'apercevoir de gigantesques statues.
Durant près d'un demi-siècle, l’île est oubliée jusqu'à ce que l'Espagne envoie reconnaître les terres proches de ses colonies d'Amérique. Le 15 décembre 1770 ils prennent possession de l'île. Les relations avec la population restent cordiales.
Le 14 mars 1774 le capitaine Cook fait escale à l'île de Pâques. Les descriptions de Cook devaient apporter à l'île sa renommée, dont elle ne cesse de jouir encore.
Le 9 avril 1976 une première expédition française commandée par La Pérouse atteint l'île. Une exploration de l'île est entreprise puis La Pérouse reprend la mer.
L'histoire de l'île de Pâques entre alors dans une ère de ténèbres. Les aventuriers et baleiniers infligent de multiples sévices aux Pascuans. Les chasseurs d'esclaves péruviens déciment la population de l'île en 1862. Puis des missionnaires français arrivent sur l'île.
Les Pascuans s'opposent tout d'abord à leur présence, mais se laissent gagner petit à petit par la bonne parole. En 1868, tous les indigènes sont convertis.
Cette année là, un aventurier français, Jean-Baptiste Dutrou débarque en voulant introduire l'élevage sur l'île.
Il prétend acheter les terres les plus fertiles aux Pascuans. Il met l'île à feu et à sang, de graves incidents éclatent en 1870 avec les missionnaires et les indigènes.
Dutrou est finalement assassiné en 1877 et de nombreux navires abordèrent dans l'île par la suite.
En 1888 le Chili annexe l'île et loue les terrains pour l'élevage des moutons, à l'exception du village d'Hanga Roa, réservé aux insulaires.
En 1966, l’île de Pâques est rattachée définitivement au Chili.
LE MYSTERE DES MOAÏS
Les Moais est le nom des fameuses statues de l'île de Pâques. Il y en a environ 300 sur l'île mais un grand nombre d'entre elles ont étés mis à terre lors des multiples guerres tribales.
La matière première de ces gigantesques statues, qui recouvrent l'île, est avant tout le basalte qui provient du volcan Rano Raraku (dont le cratère est aujourd'hui envahit par les joncs).
Leurs yeux étaient fais d'os (de requins ou autres vertébrés) et les pupilles étaient faites par une incrustation de corail ou d'obsidienne. Elles étaient taillées à l'aide de hache " Toki ".
Leur taille se situe en général entre 4 et 8 mètres, certains allants jusqu'à une dizaine de mètres.
Elles portaient toutes lors de leur édification une coiffe au sommet de leur tête, un Pu Kao (un chignon) pesant dans les 1,5 tonnes. Cette coiffe n'était pas taillée dans le même basalte, c'est une pierre rouge provenant de la face ouest de l'Ile. Elles étaient taillées sur place puis transportées.
On ne connait pas le rôle des Moais. Peut-être des statues idoles vénérant un ou plusieurs dieux ou protectrices de l'île ou encore un rituel pour les morts... Ils sont tous tournés vers l'intérieur de l'île le dos face à la mer et leur regard se dirige toujours vers le ciel, on les surnomme régulièrement par "ceux qui regardent les étoiles".
Il y a une exception cependant, le " Ahu Akivi ", un alignement de 7 Moais qui regardent en direction de la mer. Ils n'ont pas les caractéristiques physiques des Polynésiens. Ils ont des nez aquilins, des lèvres fines, des fronts hauts et de la barbe.
Des scientifiques ne pensent que l'île à subit deux vagues de migrations, l'une venant de Polynésie et l'autre d'Amérique du Sud probablement du Pérou. Le transport depuis le volcan jusqu'à leur destination finale (jusqu'à 20 kilomètres), demeure un mystère encore aujourd'hui.
Les Moais devaient être emmenée sur des " Ahu ", en pierre qui leur servaient de support. Les Ahu étaient très certainement d'anciens autel transformés, le plus vieil Ahu est daté de 857 après J.C. Ce sont des édifices religieux assez proches des Maraes que l'on trouve en Polynésie.
Ils sont construits de blocs de pierres ordonnés et ajustés sans mortier. Le plus long de l'île de Pâques celui de Tongariki mesure qui mesure 145 mètres de long pour 4 mètres de haut.
L’ngéniosité de la mise en place des blocs est plus développée que celle des techniques habituelles des autres îles du Pacifique.
Il reste des dizaines de statues non achevées dans la carrière, on en trouve à tous les stades de la construction, notamment le plus grand de tous qui n'a jamais été achevé, mesurant plus de 24 mètres, elle aurait pesé entre 135 et 150 tonnes.
Les sculpteurs travaillaient à l’étroit autour des blocs, dans des rigoles de 0.50 à 0.60 mètre de large et 1.50 mètre de profondeur. Ils travaillaient d’abord la tête, le corps puis les flancs. Le polissage et les détails étaient effectués avant que la statue ne soit définitivement détachée.
A la fin, la statue ne reposait plus que sur une «quille» que l’on perçait de trous. Ces trous étaient remplis de gravier et le gravier remplaçait petit à petit la quille.
Les Pascuans faisaient alors glisser la statue jusqu’au pied du volcan où on la redressait pour polir le dos.
Ces statues non finies attestent d'un arrêt soudain de leur fabrication, lié sans aucun doute au massacre par les "Longues Oreilles", qui se seraient alors complètement désintéressés des statues, allant même jusqu'à les renverser par terre ou commencer à les détruire.
Depuis leurs créations, les moais ont subis des dommages ou des modifications. Après la plus violente des guerres tribales où les courtes "oreilles" ont anéanties les "longues oreilles", la plupart des statues ont été mises au sol. Ils ont perdus leur yeux et ont subis les tempêtes, ainsi beaucoup n'ont plus leur coiffe le " Pu Kao ".
L'OEUF CENTRE DU MONDE
L'œuf est situé au Nord-est de l'île dans la baie de Hanga Hoonu (La Baie Lapérouse), à côté du plus grand moai (une douzaine de mètres de haut, mais il a été mis à terre), une petite pierre ronde. L'œuf ne se situe pas du tout au centre de l'île.
Les scientifiques ne savent pas depuis combien de temps cette pierre est là, ni si ce sont les vents et la mer qui l'ont ainsi façonnée naturellement ou bien si cette pierre a été sculptée par l'homme.
Pour les pascuans, cette pierre dans leur culture représente le centre du monde. Il semblerait que par le passé, les pascuans accordaient réellement une valeur très importante à cette pierre. Un culte lui était probablement dédié.
LA LEGENDE DE L'HOMME-OISEAU
Tous les printemps, la plus grande fête de l'année avait lieu. C'était une compétition où chaque participant doit s'emparer d'un œuf.
Elle est précédée d'une cérémonie religieuse consacrée au culte de l'Homme-Oiseau. C'est la fête de «Tangata Manu». L'objectif de cette fête est de désigner un second roi sur l'île pour un an. Le concurrent (une personne influente) est représenté par un serviteur (le Hopu).
Celui-ci se dirige avec les autres concurrents à la falaise d'Orongo et se rend vers l'île de l'Homme Oiseau, qui est la plus éloignée (environ à 2 Kilomètres de la côte).
Ils doivent ramener le premier œuf de sterne (des hirondelles de mer ou Manutara dans le language local) pondu sur l'îlot de Moto Nui.
Il faut pour cela, grimper une falaise à pic de 180 mètres et ramener l'œuf sur sa tête sans évidemment le briser. Pendant la compétition, la population observe sur la pente en face de l'îlot pour attendre le vainqueur et bien veiller au respect des règles.
Le site d'Orongo était situé sur la partie de la crête du cratère du Rano Kao qui surplombe les hautes falaises noires où se trouve un village avec des maisons en forme de pirogue faites de pierres.
Celui qui ramène l'œuf à son maître, prend alors le nom d'Homme-Oiseau (ou dans la langue locale le Tangata manu); il incarne sur Terre le Dieu Maké Maké : le créateur de l'univers.
Le maître gagnait un pouvoir considérable pour une année : il devenait le second roi de l'île ou obtenait un titre de chef militaire (quand on sait que les tribus se bataillaient régulièrement, on peut mieux percevoir l'importance de cet homme).
Cette compétition dura jusqu'à la fin du XIXème siècle, elle finira par disparaître du fait de la présence de très peu de pascuans d'origine au fil des années, les traditions se perdant.
Après la fête, le guerrier qui rapporte l'œuf se fera raser le crâne et devra séjourner pendant un an (jusqu'à la prochaine célébration) dans une grotte. Très peu de personnes ont le droit de le voir et ses repas sont préparés par les quelques personnes habilitées à le faire (essentiellement des prêtres). Il était soumis à de sévères interdits du fait de son caractère sacré.
L'ECRITURE RONGO-RONGO
C'est le missionnaire Hyppolite Roussel qui découvre en 1870 l'écriture Rongo-Rongo.
Il découvre chez des indigènes des tablettes de bois recouvertes de signes gravés que les Pascuans appellées " Ko Hau Rongo Rongo " (Bois Parlants ou encore bâton de chantre).
Les missionnaires présents sur l'île donnèrent l'ordre de toutes les détruire en les brûlant. Il ne reste plus aujourd'hui que 21 tablettes dans le monde dispersées dans des musées et dans quelques collections privées. La plus belle collection est celle du musée de Braine-le-Comte en Belgique.
Aucune datation ne s'est montrée concluante et leur âge reste indéterminé.
On reconnaît nettement des représentations d'hommes, des objets quotidiens, mais aussi des poissons, des lézards, des oiseaux.
Les spécialistes de ces tablettes ont estimés qu'il existait environ 500 caractères différents.
L'interprétation de ces tablettes prêtes à discussion. On s'accorde évidemment à dire qu'il s'agit d'une écriture idéographique (pas d'alphabet ou de syllabe) ; à un dessin donné, on associe un mot ou une idée (les combinaisons de plusieurs pictogrammes ne sont pas à exclure, c'est à dire des associations pour donner une autre signification à tel ou tel dessin).
L'écriture Rongo-Rongo est probablement dans l'esprit des hiéroglyphes égyptiens mais on ne la comprend pas.
A la fin du XIXème siècle, un tahitien s'était vanté de pouvoir les lire et le Père Jaussen lui montra les tablettes. A la vue des tablettes, Meteoro se mit à chanter ce qu'il y voyait. C'est à ce jour à priori la seule personne qui ai compris ce qu'elles signifiaient.
Le Père Jaussen, n'a réussi à comprendre que la façon dont se lisait les "textes", et qu'ils étaient chantés.
Ils sont en effet écrits selon un schéma inédit : le texte est divisé en lignes "paires" et en lignes "impaires". Les lignes paires sont orientées de droite à gauche et les lignes impaires de gauche à droite et apparemment chaque signe est placé la tête en bas
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10 Avril 2006 à 22:55 dans
- Océan Pacifique et îles








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